Article du Courrier Picard du 1 juin 2016

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À l’occasion de la semaine du développement durable, six nouvelles serres ont été inaugurées officiellement lundi matin, dans les jardins du lycée agricole d’Abbeville, tout près de ceux de la Bouvaque. Ces installations sont totalement autonomes, équipées de récupérateurs d’eau de pluie et de panneaux solaires, pour fournir l’énergie. Le site est un atelier pédagogique pour les élèves. Il est aussi destiné au maraîchage social et solidaire (voir notre édition du 24 mai). Les jardiniers sont des personnes en insertion professionnelle, et la production est destinée à des associations caritatives, qui la redistribuent à leurs bénéficiaires. Ces derniers disposent ainsi d’aliments frais, et de qualité.

Subventions et mécénat

La démarche a été entreprise par Émilie Cornu-Coulon, adjointe au maire, chargée du développement durable, et présidente du conseil d’administration de l’Établissement public local d’enseignement et de formation professionnelle agricole (EPLEFPA). Des conventions ont été signées entre la Ville, la Région et les différents partenaires. Dont le Crédit agricole Brie Picardie, via sa fondation Mécénat et Solidarité (BPMS), qui a versé 30 000 euros. Les caisses locales, elles, ont acheté un tracteur, pour 10 000 euros. L’Arep (association de récupération pour l’entraide et le partage) a aussi fait don de 1500 € pour compléter le plan de financement des serres.

Émilie Cornu Coulon a lancé une nouvelle association, les Jardins de Marianne, pour porter ce projet de maraîchage solidaire. Ce qui lui a permis de bénéficier de fonds privés, mais aussi du Programme d’investissement et d’avenir (PIA), des subventions d’État, accordées dans le cadre de la politique de la Ville. Présidée par Maurice Bréart, un ancien adjoint au maire, l’association a élargi ses objectifs à la lutte contre le gaspillage alimentaire.

Elle aménage également des jardins partagés dans les quartiers, dont le premier se trouve au Soleil-Levant. Elle doit aussi ouvrir une épicerie solidaire, avec la Banque alimentaire, dans le quartier de Rouvroy. Et compte, par ailleurs, mener des actions sur la santé, avec notamment des ateliers cuisine. «  Les perspectives d’action sont importantes  », souligne Maurice Bréart. Le but, pour les responsables, est de développer l’entraide et le partage, de créer du lien social.